Les bases

L'arrosage 

La période d'arrosage ce définis selon les saisons. Durant les fortes chaleurs, nous préférons le soir pour une meilleure absorption et une évaporation moindre. Il faut surtout éviter les arrosages en milieu de journée, en plein jour et au soleil, près de 80% de la quantité d'eau s'évapore et ne bénéficie pas aux plantes. Si les chaleurs sont précoces au printemps : on arrose d'avantage le matin parce que les risques de "gel localisé" durant les nuits ne sont pas totalement écartés. En été, l'arrosage la nuit conjugué à la fraicheur nocturne a un effet bénéfique pour les végétaux. Les pluies d'été ne suffisent pas à suspendre les arrosages, à part exception sur plus de deux semaines de précipitations et que celles-ci dépassent les 10 L/m2. Des pluviomètres dans plusieurs parties du jardin sont utiles, à l'ombre et dans d'autres parties plus ensoleillées.

Pour limiter l’évaporation on dit qu' "un binage vaut deux arrosages" ce dicton populaire n'a aucune portée si on ne saisit pas l'ensemble des techniques suivantes. Oui, il est mieux de biner le sol, mais de quel manière ? Comme développé dans l'article sur les sols vivants, il est fortement déconseillé de casser la croute du sol ou de le retourner. Ainsi, la grelinette (ameublir et aérer le sol sans retourner la terre) ou une fourche bêche bien utilisé sont les outils parfaits pour aérer le sol, pour qu'il y est une meilleure pénétration de l'arrosage dans le sol : l’oxygène arrive aux racines et les micro-organismes profitent aussi, de l'arrivée de l'air.

Si présence de paillage, on l'écarte pour que l'eau aille directement au pied et soit recouverte le plus vite possible, par celui d'origine pour garder l'humidité. Entretenir le taux d'humus par l'apport de compost permet également de mieux garder l'eau au niveau des racines et non, un gaspillage d'écoulement dans les profondeurs du sol.

Il n'y a pas que pour les rosiers que la règle s'applique, où il faut mieux éviter d'arroser les feuillages et les fleurs, c'est pour toutes les plantes; dans le but d’éviter l'apparition de maladies cryptogamiques.

D'autres points essentiels :

- Récupérer l'eau de pluie (cuve reliée aux gouttières avec des tuyaux PVC). L'idéal est l'eau de pluie notamment sur le point température, Il est préférable d'avoir de "l'eau tiède" pour éviter le "choc de la végétation" au contact d'une eau froide.

- Aération du sol assez régulière entre le printemps et l'été.

- Le paillage pour la couverture du sol

- Habillage de jeunes plantes (en réduisant la longueur du feuillages) pour certaines vivaces et annuelles.

- D'une manière générale, il est préférable d'arroser abondamment lors de chaque arrosage et de les espacer de quelques jours plutôt que d'arroser un peu tous les jours. Un arrosage copieux apporte 8 à 15 litres d'eau par m2 - distant de 3 à 5 jours les uns des autres -, imbibe la terre en profondeur, encourageant ainsi les racines à descendre pour y trouver de l'humidité.

- Actuellement, le meilleur système d'arrosage reste l'arrosage par irrigation ou goutte à goutte. Il est bien plus économique par rapport à l’arrosage à main qui est vite fastidieux dès que le jardin dépasse les 100 m2. À l'arrosage par aspersion (asperseurs rotatifs et oscillants) où l'eau est diffusé sous la forme d'une pluie plus ou moins fine, il est facile à installer et apporte de l'eau de façon homogène mais ce système présente des inconvénients à mouiller le feuillage et donc, de favoriser le developpement de maladies cryptogamiques et de gaspiller d'importantes quantités d'eau par évaporation et projection. L'arrosage par goutte à goutte est de loin celui qui allie le mieux, les facteurs production et économie.

L'hiver, ne pas laisser un sol nu

Couvrir toutes les parties du jardin non cultivées, c'est à dire massif et parcelle de potager.

Un sol couvert, non travaillé continue à vivre protégé du lessivage des pluies et à l'abri des grand froids. On dispose du carton, du paillage (branches et feuilles broyées), du compost et des plantes arrachées toujours au dessus d'autre matière pour éviter la montée en graines en contact avec la terre. Les épluchures de légumes peuvent être étalées sur le sol (éviter agrumes) et tous ce qui n'a pas été dégradé suffisamment au printemps, sera remis dans le composteur.

 

Désinfecter son sécateur

Il est important de procéder après chaque taille si possible à cette manipulation. Au delà de l'eau de Javel ou de l'alcool à bruler. Il y a l'huile essentielle d'arbre à thé Melaleuca alternifolia dont deux goutte aseptise 2 litre d'eau.

 

Désherbage 

Désherbage thermique avec un bruleur propane, pour tous les coins du jardins : dessèche la plantes sans déranger la vie dans le sol. Le chlorate de soude pour les allées et les terrasses. Éviter tout désherbant chimique, au maximum. En fait, combattre efficacement, il faut connaitre ses ennemis.

L'exemple du Liseron est très parlant, la racine-mère d'un liseron est située à une profondeur d'environ un mètre et à peu près identique en largeur. Pour désherber, il faudrait constamment creuser à 1mètre. Il n'y a pas de recette miracle, il faut être obstiné dans l'arrachage mais au bon moment c'est à dire à redoubler d'ardeur à partir du mois de septembre, au moment ou le mouvement de sève devient de moins en moins vivaces. Les désherbants "spécial liserons" et leurs actions systémiques ne servent pas à grand chose (mais il faut savoir que ces herbicides sont tous composés d' d'acide 2,4D qui servait à l'époque comme "l'agent orange" utilisé pour défolier les forêts du Vietnam; hélas après la guerre, au Vietnam les conséquence étaient encore présente dans les sols et dans l'air ce qui a entrainé la naissance d'enfant mal formés).

Liseron-des-haies

Liseron des Haies (plus vorace que le Liseron des champs)

Il est clair que le développement du liseron ou du chardon dépendent souvent de l'état du sol, encore une fois. Un sol carencé ou déséquilibré, c’est-à-dire trop acide ou trop tassé, favorise l'arrivée de beaucoup d'adventices.

Pour le liseron et le chiendent (Elymus repens), on peut aussi désherber dès la fin de l'hiver, en extirpant les racines de la terre via une grelinette surtout sans les casser (du fait, qu'elles peuvent se dédoubler, quelques semaines suivantes) et les sortir une par une. Effectivement, il faut être patient c'est pour cela qu'il est conseillé de rester sur une petite surface et d'avancer progressivement. Important: laisser les racines sécher sur un tamis ou une planche pendant 1 semaine, avant de les déposer sur le compost.

Règles de plantations

Toutes les plantes en conteneur peuvent êtres plantés toutes l'année tant que le sol n'est pas gelée ou en cas de très forte chaleur. Avant la plantation, on immerge la motte dans un sceau d'eau, on prévoit le 1/3 terreau ou compost et 2/3 de terre du jardin. Il faut bien mélanger en fond de trou, la terre et le terreau/compost pour que le végétal puisse bien prendre racine et ne pas végéter. On décharne les racines, pour une reprise et un ancrage plus rapide dans le sol. Le terreau/compost se repartis d'avantage autour de la motte, il faut bien tasser progressivement en finissant par la cuvette (arrosage: 3l d'eau minimum) pour continuer le tassement et éviter l'air entre la terre et les racines (risque à que le végétal dépérisse)

Toutes les plantations en racines nues doivent être tremper dans une boue de pralinage (1/3 terre végétale, 2/3 compost) avant plantation (laisser agir 30min minimum). On rafraichie en coupant les grosses racines et on taille toute la partie aérienne à 50 % du volume.

Le tuteur est positionné en oblique pour les mottes et le long du tronc pour les racines nues. Pour les gros sujets (futurs arbres de 8-10 à 14-16 de diamètre de tronc), on privilégie le tuteurage en bipode ou tripode (la jonction se fait à 1m50); La technique de l'haubanage est idéal pour de très gros sujets. Pour une future haie, on tuteure chaque plante à mi-hauteur par un fil de fer tendu sur toute la longueur.

 

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