Les entretiens biologiques

Cet article a pour but de bien faire comprendre, qu'il est important de bien nourrir son sol donc son jardin, pour nourrir les plantes, qui nous nourriront. Les pratiques listées ci-dessous, incite à une économie de temps et d’énergies, d'être éconologiquements intelligent à notre échelle. Le principe de la fertilisation en jardinage biologique est de nourrir le sol, et non directement les plantes qui y poussent. Tout vient d'un sol sain et bien alimenté qui sera à charge, de la croissance des plantes.

Le paillage, ou litière du sol

Le paillage permet de faire des économies d'eau notamment en été  (dessèchement est dû au soleil et au vent). En pleine sécheresse, un bon paillage permet de laisser le jardin en totale autonomie pendant un bon mois. À l'opposé, en hiver, il protège des gelées.

Toutes les parties du jardin doivent être paillées: haies, massifs arbustifs, de rosiers et de fleurs, dans le potager entre les rang de culture, les pieds arbres/arbustes isolés; sauf la pelouse. En rendement énergétique (énergie dépensée par rapport à celle gagnée), une heure pour couvrir la terre avec les déchets verts d'entretien du jardin (tontes, feuilles,...), c'est dix heures de travail évitées. Si on veut semer et surtout dans un potager, le paillis sera retirés à partir de la mi-février pour permettre le réchauffement et l’asséchement du sol, à l'endroit réservé saupoudrer dessus avec une très fine couche de tonte de gazon (les graines pourront germer).

Cette technique a plusieurs avantages. D'abord, elle favorise la biodiversité et apporte des éléments nutritifs à la terre (autrement dit, l'activité microbienne du sol, la vie souterraine). Elle évite également son érosion provoquée par les pluies, la formation d'une croûte et le ruissellement sous l'action de pluies violentes (qui seront toujours plus nombreuses au fil du temps). Elle réduit la concurrence entre les herbes indésirables (le liseron, la renouée du Japon, les jeunes pousses d'érables, etc) et les plantes cultivées et plantées (vivaces, arbustes, etc.). Elle développe la pédofaune ou la faune du sol qui est la macrofaune : verres de terre, arthropodes, etc. et la microfaune: Nématodes, acariens, etc. Enfin, elle aide les végétaux à créer des défenses immunitaires contre toutes sortes de parasites, surtout contre des champignons pathogènes, grâce à la Mycorhize. Comme le sol n'est pas stérile (il est vivant), la décomposition du paillage (le bois en particulier) apporte à la terre le champignon mycorhize. Cela va agir en symbiose, pour aider les racines des plantes à capter les éléments minéraux qu'elles ne peuvent pas tous le temps atteindre. La mycorhize est particulièrement étonnante et importante, de nombreux chercheurs s’intéressent d'avantage à ces mariages heureux entre les racines des plantes (radicelle) et les micro-champignon (mycélium qui sont des filaments microscopiques). Les échanges sont intenses au point qu'on observe des kilomètres de mycélium qui prolongent les radicelles (coiffe des racines) d'un arbres adulte et donc de se procurer plus d'eau et de sels minéraux et l'arbre fournit  au champignon des sucres grâces à la chlorophylle. Un grand nombre de végétaux vivent en symbiose avec un champignon. C'est 30% de croissance par mycorhization. Le rhizobium est un exemple de mycélium qui se fixe sur la famille des fabacées.
Cette symbiose, plus globalement génèrent tous l'humus sur terre, rien que ça et à d'autres vertus impressionnantes de dépollution, de problèmes d'alimentation à travers le monde et bien d'autres; ci-dessous l'exposé de Paul Stamets sur le mycelium :

 

 

Au delà de l'esthétique, le choix des matériaux utilisés en paillage se fait avec soin, il y a des usages et des propriétés différentes (cliquer sur l'image pour affichage en grand):

Les paillis de sous-produits du jardin. Source: Édition Terre Vivante, 4 saisons du jardin bio

Les paillis de sous-produits du jardin. Source: Édition Terre Vivante, 4 saisons du jardin bio

De manière générale, pour une vraie efficacité, un paillage c'est au minimum 10 cm d'épaisseur sur le sol, un désherbage efficace au préalable (le paillage n'est pas un désherbant), ne pas pailler un sol gelé (attendre qu'il soit chaud), et finir par un arrosage pour garder l'humidité.On complémente le niveau tous les 6 à 8 mois pour maintenir une épaisseur satisfaisante.

Si un paillage est déjà disposé, entre fin mars et mi avril, nous conseillons d'enlever le paillage pour que le sol se réchauffe. Les paillis organiques sont listés ici, ils favorisent un "circuit court", c'est-à-dire : A: jardin, B: massif ou compost, C: la plante, plutôt qu'un "circuit long", des végétaux jetés dans les "poches-craft" qui reviennent, après un long parcours dès plus invraisemblables, dans des sacs de terreaux dans votre jardinerie.

- BRF (Bois rameal fragmenté), le meilleur : C’est en 1970 au Canada en élaguant les arbres sous les lignes à hautes tensions que des milliers de tonnes de taillis vont être broyés et incorporés au sol voisin : le mycélium se développe et les résultats sont un meilleur taux d’humus, rendement et résistance à la sécheresse pour les plantes.La méthode consiste à broyer des branches pour améliorer le sol. Ici, il ne s'agit pas juste d'un "mulch de couverture", les branches broyés sont encore vertes car fraîchement coupées. En les épandant sur 10 cm, cela crée un transfert de fertilité: régénère des sols même très dégradés et intègres les micro-organismes qui produisent l'humus: 1er étape: la lignine pour renforcer la plantes et 2e étape: la mycorhize plus forte que la racine pour capter les éléments minéraux. Celui-ci permet aussi de moins arroser et donc de prévenir de l’érosion, suite à de fortes pluies (de plus en plus courantes). La méthode est complémentaire à l'amendement par compost c'est donc deux actions en une (le compost disposé à la surface couvert de BRF). Tout ce qui sort du sol, qui est découpé revient dans le sol.

Note: Si la quantité de matière broyé est considérable, on peut attendre avant d'épandre ce broyat au pied des arbres, en laissant composter un tas pendant 3 mois. Des broyats qui commence à se composter sont nettement plus digeste pour la terre.

Les dix effets du BRF selon Dominique Soltner

Les dix effets du BRF selon Dominique Soltner

- Les écorces de bois ou Broyat : dites "paillis organiques à longue durée de vie". Ce sont les écorces de pin et les tailles des rameaux des arbres et des arbustes (vivants ou non). Elles sont à utiliser principalement pour les massifs de plantes pérennes (arbres, arbustes, massifs de vivaces). Nous sommes attentifs aux arbres et arbustes malades qui ne doivent pas être broyés pour éviter une propagation des maladies par la terre. La concentration en lignine est aussi regardée, car pour certains bois, la résistance à la décomposition en dépend.

- Les déchets verts: dits "paillis à courte durée de vie" ou "compostage de surface". Leur dégradation en humus est plus ou moins rapide par rapport aux écorces. Ils sont utilisables sur tout type de végétaux. Ils sont très intéressants pour les plantes à cycle court (bisannuelles et annuelles) car ils s'incorporent rapidement dans la terre. Aussi, pour des massifs exposés de façon plus soutenue que d'autres, à la chute des feuilles, on peut broyer ces feuilles sur place. Cela enrichit le sol, évite qu'il se tasse et économise un grand nombre d'évacuations et des allers-retours à la zone de compost (compostage de surface). On peut compter quelques semaines de décomposition pour les feuilles broyées et les tontes de gazon, et quelques années pour des copeaux de bois. Cependant, si on paille uniquement avec du gazon ou des herbes coupées, il est conseillé de bien faire sécher - sur un tamis - avant de le répandre pour éviter la fermentation.

Pour faire court, dans les paillis organiques issus du jardin:

- Feuilles mortes => fertilisant

- Broyat de branches =>améliore et fertilise le sol (attention à la faim d'azote*)

- L'herbe => fertilisant (attention à la faim d'azote*)

- La paille => améliore et fertilise le sol

- Le compost => idéal, fertilise et amendement terre et végétal

Les paillis organiques issus de l'industrie :

- Écorce de pin => pour végétaux acides

- Coques de cacao => décomposition rapide

- Paillette de lin => dense et bonne tenue au vent

- Paillette de chanvre => fertilisant et retient bien l'eau

- Paillette de roseau ou autre graminée => décomposition lente et bonne tenue au vent

- Écorces d'arbres => bonne rétention en eau

*la faim d'azote: Quand on dispose des paillis riches en cellulose (herbe) et en lignine (bois ou BRF) au printemps sur un sol tassé, le champignon décomposeur "bacillus nicete" a besoin d'énergie pour démarrer son processus et il a besoin de l'azote déjà présent dans le sol. Effectivement les deux premiers mois, les racines seront en carence, c'est ce qu'on appelle la "faim d'azote" qui touche de surcroit tous les végétaux environnants. Cependant après 2 à 3 mois, le processus sera totalement inverse, il faut donc patienter. Mais quelques alternatives pour éviter ce désagrément: couche de compost jeune ou terreau (5cm) avec le paillage par dessus; on peut apporter de l'azote liquide en même temps ou quelques jours après : purin d'ortie et de consoude ou engrais organique azoté de type sang séché ou corne broyé; urine (amoniac) avec modération et enfin, jus de lombricompostage. C'est la première année que la faim d'azote se remarque, après le terrain trouve sa régulation et il n'y aura plus de problème de ce type.

Certains paillis organiques sont à disposer avec parcimonie dans les massifs et les plans de culture, comme les aiguilles de conifères (pinus, taxus, cupressocyparis, etc.) les feuilles d'arbustes persistants qui peuvent très bien convenir pour les allées et les sentiers de jardins. Nos déchets organiques sont donc des ressources essentielles pour entretenir la vie du sol et sa fertilité. C'est l'un des principes fondamentaux de la permaculture.

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Mise en paillage d'un massif - Arboretum de la Vallée aux Loups (Châtenay-Malabry).

Mulch résineux (à ne pas mettre sur massif de Rosiers)

 

 

 

 

 

 

 

 Il existe aussi d'autres types de paillis :

  • Minéraux, qui ne sont pas biodégradables et possèdent donc une durée de vie infinie. Ils réchauffent le sol et sont particulièrement conseillés pour les plantes qui aiment la chaleur (plantes de rocailles, méditerranéennes).
  • Plastiques ou textiles, s'appliquent en toiles tendues sur le sol. Ils ne sont pas des plus esthétiques. Ces paillis sont surtout utilisés pour retenir efficacement la terre des talus pentus ou des berges d'un plan d'eau. Un paillage bien réparti et bien choisi permet de ne pas utiliser le phytosanitaire, c'est-à-dire le désherbant chimique.

Dans la vidéo, ci-dessous: entretien avec Stéphane Loriot, spécialiste de la question du paillage. Ça devise: chichement mais dignement, le bon sens dans le jardin :

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"Palette paillage" de Stéphane Loriot avec le temps de décomposition

Barrière en tressage et en plessage

Ces barrières ont deux emplois. Pour confectionner un massif et des délimitations, pratiques ou décoratives.

On peut utiliser par exemple le tressage en brins d'osier vivant (cela consiste à bouturer ces brins directement sur place pour créer une barrière vivante, très appropriée dans les zones humides). Un tressage peut aussi se faire avec du bois mort souple et encore fraichement coupé au moment de la pose, comme le noisetier, le châtaigner ou le saule.

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Aménagement de bac en tressage à L’Île Verte (Châtenay-Malabry).

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Jardinières Plessis

 

 

 

 

 

 

 

Plessage

Plessage

Le plessage est une technique traditionnelle plutôt adaptée à de grands jardins ou parcs. Nous pouvons la proposer selon les espèces déjà présentes sur place. Les espèces types sont l'aubépine, le troène et le noisetier, que l'on retrouve dans les haies champêtres. Le plessage consiste à entailler la base des arbustes de la haie pour les plier et les entrelacer sur des piquets. La haie devient ainsi une clôture vivante très efficace. Elle donne tout de suite un charme rustique  au jardin, permettant de le fermer de façon assez hermétique, tout en étant décorative.

Le compost ou "L'or brun du jardinier"

Compost-300x196D'origine antique, cette technique revient à la mode depuis une dizaine d'années. Récemment, Une citoyenne de New-York dit que les déchets de cuisines ne sont pas des déchets mais de l'or noir. Elle consiste à faire décomposer de la matière organique en "tas", en transformation aérobie par le biais de micro-organismes. On intervient sur différent niveaux afin de stimuler la décomposition des matériaux compostable. On obtient alors un riche amendement, ressemblant à un terreau contenant énormément d'humus. Souvent laissé inerte, sa mise en place et sa dégradation nécessitent un entretien particulier. Tout d'abord, on a besoin d'un apport équilibré 50/50 entre deux types de matières organiques. D'une part, les matières organiques vertes et humides, que sont les matières azotées (les matières fraiches des déchets de cuisine ne peuvent se décomposer seul). D'autre part, les matières organiques sèches et ligneuses que sont les matières carbonées*. Il faut aussi aérer son compost. Enfin, l'eau est nécessaire pour humidifier raisonnablement si le tas est trop exposé au soleil. C'est un milieu vivant qui va développer une multitude de petites bêtes qui aident à décomposer la matière.

Dans le détail, les transformations sont la minéralisation qui est une transformation rapide des éléments minéraux solubles contenus dans les débris végétaux et de cuisine et l’humidification qui débute grâce à la présence d'azote dans les déchets verts), l’air et l'eau. Les verres de terres, acariens, cloportes, myriapodes, coléoptères et autres insectes arrivent avec les bactéries aérobies, champignon et actinomycètes.

* Prévoir à moyen terme sur 6 mois, l'approvisionnement de ces matières. OK si on a un grand jardin, parcs,...; pour les plus petits espaces demander aux communes des matière sèches de type copeaux et broyat; on peut aussi se débrouiller avec du carton à bien déchirés. Tous les journaux sont normalement composés d'encre naturel sans pétrole, ils peuvent aller aussi au compost sauf les magazines)

Techniques

Les matériaux bruns ou  carbonés ont une décomposition plus lentes, ils sont plus coriaces que les matériaux verts (riches en azote), il faut les préparer : broyer, déchiqueter, écraser et couper pour que les organismes décomposeurs puissent les atteindre plus facilement. Il est conseillé de broyer les feuilles épaisses et de grandes dimensions (platane, laurier palme et conifères, etc.) et les rameaux et branches de plus de 1 cm de diamètre. La règle, plus les matières dans le compost sont fragmentés, plus elles se décomposent vite.

Couvrir son compost pour contrôler la perte humidité, surtout en période sèche. Il faut un minimum d'humidité pour que les organismes décomposeurs survivent. À l'inverse, on doit éviter un excès d'humidité : le compost gorgé d’eau ressemble plus à une éponge non essorée, il n'y a asphyxie cela nuit aux organismes décomposeurs et cela crée du lessivage (perte des éléments minéraux vers la terre). Couvrir le compost permet de minimiser la ponte d’insectes indésirables, en particulier les mouches (qui n'aiment pas l’obscurité) les hannetons (vers blanc et gris). Pour le compostage en tas, on privilégie la toile géotextile en feutre (la même que la toile utilisée pour la protection hivernale des plantes); elle doit laisser circuler l'air et limiter l'entrée d'eau.

Une bonne gestion du compost est idéale avec trois composteurs ou trois tas (le dernier étant réservé au stockage des matériaux bruns).

Les composteurs en bacs en bois (classe 4) doivent être munis d'un couvercle étanche, de parois rigides avec trappe et ne doivent pas comporter de fond pour que le contenu puisse être en contact direct avec le sol (les lombrics, par exemple faisant des allers/retours entre le sol et le compost). Un bac qui opère le plus gros de la décomposition (à ras-bord du 1er, je fais mon transbordement sur le 2e) et un deuxième bac de stockage qui permet au compost très mur de se reposer pour libérer l'espace.

Composteurs (classe 4)

composteurs en bac (classe 4), compostage souvent plus rapide

À éviter:

- les sacs de compostages

- les digesteurs domestiques (ce n'est pas un lombricomposteur) qui sont un traitement par fermentation anaérobie (méthanisation, sans air) alors que le compost est aérobie.

- les composteurs rotatifs du fait qu'ils ne sont pas en contact avec le sol, qu'ils sont peu aérés et ont une capacité trop petite.

La technique de cumulation des matériaux en trois tas (1 mètre de hauteur et 1.5 mètre de large) est particulièrement importante. On part d'un premier compartiment et on renverse le tas vers la droite ou vers la gauche, on cumule les matériaux frais à une extrémité qu'on répartit à un stade décomposition assez avancé (2-3mois) sur le tas suivant pour récolter progressivement le compost mûr sur le  dernier tas.

Le "compostage en une opération" est une méthode d'installation impliquant une grande quantité de matériaux vert et brun disponibles, on constitue le tas en lasagne : Brun/vert/terre dans l'ordre suivant : une grosse quantité de matériaux brun, par dessus les matériaux verts (la moité) et pour finir une mince couche de terre, le tout arrosé et couvert. L'art du mélange: pour deux parties en " déchets brun" et une partie en " déchets vert", les "déchets humides" (seuls, ils se tassent et s’asphyxient) avec les "déchets secs" (seuls, ils ne compostent pas) et les "déchets grossiers" (ils créent des vides dans lesquels l'air circule) et les "déchets fins" (ils se tassent facilement, ce qui équilibre le passage de l'air). C'est pourquoi, on évite les déchets de cuisine disposés à même le sol et on privilégie toujours un apport de terre pour amener des organismes décomposeurs qui agiront par le haut et le bas (fond composteur). Les déchets de cuisine (vert) doivent être toujours couverts par les matériaux bruns (feuilles, mais aussi sciures, cendres et copeaux qui absorbent la grande quantité d'eau de ces déchets) ou de terre (l'azote des déchets verts ne doit pas se volatiliser).

Que peut on composer ?

Tous les déchets organiques, à différents degrés, sont compostables : les déchets de cuisine : épluchures, coquilles d’œufs, marc de café, filtres en papier, pain, laitages, croûtes de fromages, fanes de légumes, fruits et légumes abîmés, etc. ;

Les déchets de jardin : tontes de gazon, feuilles, fleurs fanées, mauvaises herbes, etc. ;

Les déchets de maison : mouchoirs en papier et essuie-tout, cendres de bois, plantes d’intérieur, etc.

Dans le tableaux de l'Ademe, quelques déchets se dégradent plus difficilement et demandent quelques précautions :

Les déchets très ligneux ou durs (tailles, branches, os, noyaux, coquilles, trognons de chou, etc.) qu’il vaut mieux broyer avant ; les graines de certaines plantes (tomates, potirons et quelques mauvaises herbes) qui se maintiennent en vie lors du compostage et qui peuvent regermer.

La viande peut tout à fait être compostée pour autant qu’on la mette hors d’atteinte des animaux et qu’elle soit placée en petits morceaux au centre du tas.

Les coquillages et les coquilles d’œufs ne se décomposent pas. Mais leur usure apporte des éléments minéraux tandis que leur structure facilite l’aération.

Déchets non désirables: Éviter les plantes malades, la montée en température reste insuffisante (pour un compostage domestique, même si on peut parfois dépasser les 60°C avec un tas important) pour garantir une hygiénisation totale de certains germes pathogènes mais aussi et surtout, de la destruction des graines (ex: Liseron). Les 5 à 10% de plantes malades sont à bruler (selon la place); on réutilise la cendres à même le sol mais aussi sur le tas de compost pour couvrir certains déchets verts (apport de potasse et désinfection) mais peut aussi se disposer dans le compost, avec modération (apport tous les 3 mois). Éviter les déchets gras et huiles végétales, bois de menuiserie traités (vernis et collés) on peut mettre les journaux, cartons et magazines si on est sûr que les encres sont naturels. Toutes sortes de litières animales sont déconseillées.

L'emplacement du compost est à réfléchir avec le mouvement du soleil, il faut qu'il soit exposé durant la moitié de la journée. Le soleil est un acteur d'importance mais avec modération en raison qu'un degré d'humidité doit être maintenue. L'exposition idéal est orienté sud/ouest (à l'ombre la première partie de la journée) et dans une partie protégé du vent.

On aère en "brassant" ou en "retournant" parce que par son propre poids le compost s'étouffe progressivement (ce qui n'aide pas les organismes décomposeurs à faire leur travail). On brasse avec une fourche toutes les deux semaines environ pour apporter de l'air et éviter la tendance de compactage naturel du compost. Le retournement pour inverser les couches de compost en décomposition : "peu décomposé" au dessus et "très décomposé" au fond, je retourne en transférant progressivement les matériaux de gauche à droite ou renversement, une fois par mois. En conséquence, les matériaux peu décomposés qui en surface se retrouveront au fond du composteur et ainsi de suite pour les matériaux les plus décomposés du au transfert, la fréquence approximative est de deux fois sur une saison.

Brassage par deux bacs (fortement conseillé)

Brassage par deux bacs: réception et maturation (fortement conseillé)

Les accélérateurs de compost vendues dans le commerce sont souvent trop onéreux pour une faible quantité. Je conseille de juste référencer dans son espace, les plantes à forte teneur en azote disponible. C'est le cas, pour le gazon coupé, la fougère, le pissenlit, l'ortie et la consoude complété par l'apport d'inoculants qui sont la bonne terre du jardin, le sac de fumier composté (ne pas confondre avec le sac de terreau) et l'engrais naturellement riche en azote à base d'Algue. L'urine riche en ammoniac est très utile pour stimuler son tas de compost.

Pour éviter les visites des petits mammifères (rats, souris); des petites mouches et de trop grandes quantités d'insectes (fourmis, guêpes) et des vers blancs ou gris : J'opte pour disposer un grillage en-dessous du tas et sur les bords, pour une maille de 1cm. Les déchets de cuisines nécessites d'être enfouit systématiquement par des matériaux bruns ou de la terre, rester vigilent à garder l’équilibre proportion brun/vert = 2/1 et couvrir le tas (ou couvercle fermé composteur en bois)

Le compost est mur à partir du 4e au 12e mois, selon l'implication qu'on donne dans le processus de décomposition. Selon moi, pour un implication moyenne et raisonnable c'est à partir du 6e au 9e mois qu'on peut obtenir un bon compost. Plus le volume est important, plus l'activité microbienne est optimale ce qui s'observe par une augmentation en température. L'indice d'un compost mur est une bonne odeur de terre et les vers en sont absents. Le compost ne se conserve pas, selon notre seul observation, une fois qu'un compost est stabilisé (après 9 mois, environ) il perd progressivement ses qualité pour améliorer les sols. Il se minéralise et devient progressivement de la terre et stocker du compost mur ne sert à pas grand chose. A delà, d'une période d'un an environ, il ne garde pas les propriétés qu'on désire. Selon la place et les circonstances, on peut entreposer à l’abri de la pluie, de la neige, de la lumière et vent sur 3 mois environ, on tamise le compost mûr (à l'aide d'un grillage fixé sur un cadre, disposer en biais) après on amende.

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composteurs en tas, adapté à des parcs

 

Le but, l’utilisation et les propriétés du compost

Il offre une réelle utilité pour tous types de jardins (petits et grands). Le compost dans les jardins offre une issue concrète aux problèmes d'évacuations, c'est 40% en moins dans le sac à ordures d'une famille. Comme le disait Lavoisier : Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Le compost améliore la qualité du sol qui est le centre névralgique du jardin et alimente les plantes en profondeur, en comparaison, d'engrais trop spécifiques.

Ainsi, il est primordial de diversifier les éléments nutritifs, par exemple, si celui-ci est fait que de feuilles il aura peu de valeur fertilisante. En revanche, il apportera beaucoup d'humus et sera parfait pour améliorer les qualités physiques du sol; on regarde aussi l'âge du compost s'il est davantage jeune, il donnera beaucoup d’éléments minéraux à l'inverse, s'il est plus mûr, il donnera plus de matière organique.

Le compost comme le paillage permet de minimiser les arrosages, ils améliorent les structure des sol argileux sans passer par la case de surfaçage ou j'enlève la terre pour la remplacer par du terreaux, grande erreur. Il faut de la patience pour comprendre que le sol se modifient progressivement par l'apport de compost et avec le temps, un sol lourd devient plus ou moins grumeleux, en renforçant le stock d'humus. Le compost stabilisent le taux de PH d'un sol et à la résistance au compactage en procédant de tant à autres comme pour le gazon, à une aération. Un paillage et un compost sont complémentaires, on ajoute en général le compost et on recouvre le tout avec le paillis organique (copeaux, feuilles, pailles, etc.) Un paillis comme pour le tas ou la butte de compost couvert protège les qualités fertilisante (les minéraux et l'azote est volatil sous certaines formes).

Le compost est sans contradicteur, l'amendement organique par excellence pour améliorer et maintenir un sol en bonne santé dans ces premiers 20 cm (dose: 1 à 5 l/m2, sur 5 à 15 cm). Là ou, une grande partie de la vie et de fertilité s'opère. Il peut réguler la texture au delà de l'aspect chimique et biologique pour créer ce milieux favorable aux plantes, un sol sain va avec des plantes en bonne santé. En revanche, le compost ne remplace pas un sol, il l'amende. Il s’utilise au moment de la plantation, comme support de culture pour la croissance surtout racinaire des arbres et des arbustes (le terreau commercial n'est pas utile dans ce cas). Il faut faire attention au degré de maturation, c'est à dire qu'avant de l'incorporer au sol, un compost pas assez mûr peut nuire aux jeunes plants et semis (surtout au potager), on évitera de planter directement dans le compost. On mélange à la plantation avec la terre comme pour le terreau: 1/3 compost et 2/3 terre.

Le dosage du compost et l'application saisonnal:

Automne/fin hiver: en incorporation, par griffage.

Printemps: en surface, en paillant par dessus.

A la plantation, en recouvrant sur la terre pour que les graines ou les repiquages de jeunes plants ne soient pas en  contact direct, mais que les racines en se développant trouvent les nutriments du compost. Pour les arbres et arbustes on mélange avec la terre dans le trou avec 20 % de compost (une part de compost, pour trois parts de terre/terreau), soit après plantation, 8 à 10 kg/m2 à répartir en surface en incorporant sur 5 à 15 cm de surface.

Au potager, on paille avec du compost sur 2 cm d'épaisseur entre les légumes.

Pour le verger, on répartit au moins 1 cm en dessous des arbres, soit 3 à 5kg/m2.

Les bacs et jardinières : mélange 1/3 de compost, 1/3 de terre et 1/3 de sable; au moment du rempotage c'est un apport toujours de 20% de compost qu'on mélange à l'ancienne terre.

Enfin pou l'entretien courant, un amendement tous les 2 ans pour les arbres et arbustes bien enracinés soit 2 à 3 kg/m2, griffer très légèrement et pour les plantes vivaces soit 3 à 5 kg/m2 en mars-avril.

En guise d'introduction avec le point suivant, le compostage de surface se développe avec la bio-masse d’engrais verts qu'on coupe en laissant sur place, recouvert avec la terre du chemin entre les futurs cultures cela fait un compost in-situ prêt à recevoir des cultures, dans quelques mois.

Autres conseils, avec Damien Dekarz

 

Les engrais verts

Engrais-Vert-300x145Cette technique est destinée à des futures parcelles de type ornementales et surtout potagères. Assez particulière, cette méthode est cependant très efficace, on cultive ses engrais. Elle demande tout de même du temps. La culture d'engrais verts comporte de nombreux avantages. Elle permet entre autres de préparer un nouveau terrain, notamment avant plantation. Cultivés cycliquement, les engrais verts reposent, enrichissent et assainissent la terre. La culture d'engrais vert en automne-hiver protègera la terre laissée à nue pendant les période de fortes précipitations (érosion et lessivage), tout en préservant la structure et la biodiversité du sol et enfin, évitera à la fin de l'hiver (redoux précoces) et au début du printemps, la multiplication des adventices.

Les engrais verts sont surtout des légumineuses. Ils couvrent rapidement le sol, leurs racines le fissure et celles-ci secrètent des enzymes,  leur décomposition alimentent le sol. L'action des légumineuses avec leur nodosité transforment l’azote de l’air en protéines. L’incorporation  à la terre se fait sans les enfouir, mais en les laissant fauchés, à la surface.

Ainsi, il arrive dans les potagers, qu'une "planche" ou une "parcelle" soit inoccupée. Au lieu de laisser nue en désherbant constamment ou en disposant juste du mulch ou de la paille (qui est très bien pour protéger un sol). On peut semer des engrais verts.

Il y a deux actions en une : protéger et enrichir.

Les engrais vert se posent généralement entre fin mai à août-septembre. Le plus commun de ces engrais est la phacélie (d’abord vert viendra un beau bleu tapissant), d'autres suivent avec la moutarde, la Vesce, le Seigle (les racines creusent profondément dans le sol, parfait pour bien aérer), etc. Tous ceux-là, protègent le sol contre le lessivage (quand certains éléments quittent le sol, tel le nitrate pour se réfugier dans la nappe phréatique), l’érosion, et ils le nourrissent (meilleurs enracinement, contrôle de l'acidité du sol, etc.)

L’action des engrais vert, schéma de Dominique Soltner

L’action des engrais vert de Dominique Soltner

Voici un exemple d’un mélange à forte croissance : maïs, seigle, phacélie, pois fourrager, vesce, fèves, moutarde blanche, colza et soja. Et complémentaire, du fait qu'on trouve des légumineuses (phacélie et vesce) qui fixent davantage l'azote dans l'air et le restituent après fauchage; les graminées (maïs, seigle) ont une croissance plus rapide et c'est surtout leurs racines qui vont structurer le sol en profondeur (très efficaces pour les sols lourds); les crucifères (moutarde blanche, colza) action couvrante qui font d’emblée concurrence aux adventices.

Voici une liste des espèces les plus performantes :

Engrais-verts_Source:CG92

Engrais-verts_Source:CG92

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Engrais-verts-suite_Source:CG92

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les engrais verts sont une couverture pour la terre en hiver, une production de mulch pour l’automne et ont une action désherbante au printemps du fait d’une forte « allélopathie » (forte concurrence aux herbes indésirables). Le but est de laisser une parcelle en repos en y plantant des engrais verts restant sur place durant 1 an. Sur l'année suivante, nous avons planté des légumes-feuilles, l'autre année des légumes-racines et la dernière année des légumes-graines. Cette technique s'étale sur un cycle standard de 4 ans.

Pour finir, le fait de cultiver régulièrement des engrais verts, crée également un phénomène de rhizodéposition : les racines déposent des molécules carbonées pour nourrir les bactéries et les champignons, et le fait de laisser toujours des racines dans le sol, avant et après le cycle de plantes, continue à nourrir le sol.

La rotation des cultures

Sur une parcelle donnée, il faut faire en sorte qu'il y est une succession de plantations différentes au cours d'une même année ou année après année. Pour la majorité des cultures, il est bon de laisser passer trois à cinq ans avant de cultiver au même endroit.

Le principes est le suivant, toute plante est unique et prélève un élément nutritif particulier mais elle renvoie dans ce même sol des éléments fertilisants qui profite ainsi au cultures suivantes. C'est l'exemple des engrais verts (chapitre ci-dessus) qui sont des légumineuses fixant l'azote, toutes plantes par la suite sera demandeuse d'azote.

Plutôt adapté à de grande parties au delà de 100 à 200 m2. Les familles des légumes n'ont pas les mêmes besoins nutritifs, ceux-ci n'exploitent pas les même couches du sol (horizon du sol) selon les systèmes racinaire qui pour certaines vont d'avantage en profondeurs et pour d'autres, restent en surface. Sur ce thème, nous pouvons dresser une liste sommaire de légumes classiques selon leurs enracinements; les racines profondes (1mètre et +), ce sont: artichaut, chou pommé, aubergine, carotte, céleri rave, potiron, pissenlit, bette, raifort, poireau, fève, radis noir, betterave, chicorée, salsifis, asperge, navet, tomate, choux de milan et les racines fasciculées (50 cm): endives, petits pois, mâche, cresson, concombre, pomme de terre, rutabaga, laitue, oignon, maïs, melon, persil, échalote, ciboulette, céleri, épinard.

En cultivant au même endroit, on appauvrit le sol et cela peut aller jusqu’à épuisement de celui-ci, aussi le risque de maladie; cela est constaté surtout pour les pieds de tomates avec le Mildiou et l'Alternariose où il est important de pratiquer la rotation à partir de la 3ème année.

Je dois regrouper mes plantes légumières pour maximiser mon utilisation de fertilisation (idéal : compost mi-mûr) et pour faciliter la rotation de culture en comprenant la logique des plantes "exigeantes" (Tomates, concombre, Aubergine, etc.) à "peu exigeantes" (Pois, haricot)  et prévoir des groupes selon le type de légumes dit à "feuilles" (mâche, chou, salades, etc.), "racines" (betterave, carotte, etc.), "fruits" (courges, tomates, potiron, etc.) et "grains" (légumineuses: engrais vert). C’est groupes sont à associer en divisant son potager en quatre zones (les jardins des cloitres  étaient conçu dans ce but), un carré = un groupe par année, en laissant le carré engrais vert pour laisser reposer la terre avant de réceptionner les nouvelles cultures. La parcelle, la plus gourmande sera la parcelle légumes "fruits", il faudra donc ajouter du compost en surface.

Exemple d'une rotation de culture

Schéma : rotation de culture

Un compost au potager s'applique sur les premiers 10 cm du sol en griffant simplement au début du printemps avant de disposer les semis et les transplantations (environ 5 jours avant, compost pas avant 6 mois). Un compost pas assez mur et non stabilisé peut dans certains cas générer toxicité et brûlure aux racines (excès azote) parce que la décomposition se poursuit. A l'inverse, on évite d'épandre sur une surface dépourvus de culture à l'automne avant l'hiver, par le fait qu'aucune plante ne profite de la libération des élément minéraux et les pluies sont souvent abondantes à l'automne et lessivent ces éléments trop rapidement. Mais avant les plantations, les semis du printemps au potager ou au jardin ornemental, je peux préparer le massif avec la disposition et incorporation du compost allié à des semences d'engrais verts (plantes destinés à être enfouis), les éléments minéraux seront par conséquent absorbés par les engrais verts qui enfouis au début du printemps permettra de mettre à dispositions ces éléments pour les plantes à venir.

Une rotation allié à un bon amendement permet d'éviter l'apport d'engrais minéral qui ne donne qu'à manger à la plante et non au sol.

Dernière règle, pour aller plus loin, il est bien de référencer la famille botanique des plantes de cultures: crucifères (chou, navet, radis,...) cucurbitacées ( concombre, courge,...), légumineuses (engrais vert, mais aussi, lentille, haricot,...), solanacées (aubergine, piment,...), etc. Nous conseillons, de ne pas les faire se succéder au même endroit.

 

L'ortie et les autres purins

Les purins sont des extraits végétaux qui ne sont ni des engrais ni des pesticides. Il sont surtout des éliciteurs c'est-à-dire qu'ils renforcent les défenses naturelles des plantes (un sorte de probiotique pour nous) et renforce la plante à un niveau cellulaire pour mieux résister au attaque parasitaire et donc mieux se défendre (par exemple, des feuilles plus coriaces pour résister au grignoteurs).

L'ortie est une plante aux nombreuses qualités, elle peut couvrir un sol (après mulching c'est mieux) pour donner un gros apport d'azote et peut se mettre dans un compost pour accélérer la décomposition. Mais elle reste précieuse pour toute macération dans le but de fabriquer le fameux et incontournable purin d'ortie : c'est un répulsif général contres les ravageurs verts (pucerons, cochenilles, etc.) mais c'est surtout un excellent fertilisant "coup de fouet", utile particulièrement pour les plantes au milieu du printemps et à la fin de l'été. Pour donner de la potasse en complément, on peut épandre de la consoude après semis et fauchage qui se prépare aussi en purin pour arroser (eau de pluie récupérée) ou pulvériser.

Pour la préparation du purin d'ortie : 1 kg d'orties fraiches grossièrement hachées pour 10L d'eau, macération sur 24 heures (en insectifuges) et 5 à 7 jours (pour la fertilisation). Après cette fermentation, on stocke à l'ombre surtout dans un conteneur bien fermé. On filtre et on pulvérise, 1 à 2L de purin pour 10L d'eau ou dilué à 5% dans le mélange total. Le purin d'ortie s'applique à la mi-mai (X1 fois), en juin (X1) et en juillet (X1), attention la richesse en azote si on pulvérise trop aura tendance à attirer les pucerons et autres insectes piqueurs.

Le purin de fougère : comme la consoude, il donne plutôt de la potasse au sol et est surtout utilisé en pulvérisation pour aider la plante à lutter contre un environnement défavorable (pollution) et permet de créer en prévention un milieu défavorable aux insectes ravageurs, sol et aériens.

Le purin de prêle : il a la particularité d'apporter du silicium à la plante et de renforcer ses tiges comme pour nous, les hommes le silicium renforce notamment le cartilage. Il permet ainsi de rendre les tiges et les feuilles plus résistantes contre tous type de parasite. Ce purin s'applique au début du printemps et au début de l'automne, dans le sol (arrosage et pulvérisation).

 

Le compagnonnage

Le compagnonnage pense les plantations de façon complémentaire, on reproduit d'une certaine façon le monde sociale des plantes selon Jean Marie Pelt au potager mais également dans un verger ou de nouvelle forme de verger sont associés au maraichage*.  Ainsi l'emplacement d'un potager s'implante avec des haies bocagères/fruitières. Il faut en effet générer de la biodiversité fonctionnelle et créer de l'interaction diversifiée entre toutes ces entités.

Il est listé et proposé, les plantes qui ont fait leurs preuves, dans leur efficacité contre les parasites, surtout dans ces périodes de réchauffement du fait d'hiver plus doux. Les cocons de certains herbivores ne sont plus détruit durant les gelées, ce qui accentue leurs nombres.

Dans un potager, il faut mélanger les plantes riches en nectar pour attirer les auxiliaires qui aiderons à lutter contre les herbivores , une bonne part des fleurs annuelles des cosmos au pélargonium et des vivaces comme les rudbeckia, echinacea, etc. A la lisière de haie bocagère, laisser son ourlet herbeux pour laisser des plantes sauvages qui offre un gîte très fournis pour les auxiliaires. La présence de légumes variés sur une ligne, permet de créer un fouillis végétal qui est d'autant efficace pour embrouiller un herbivore inféodé à une plante.

Aussi, le compagnonnage permet de gagner de la place dans le potager, au lieu de faire deux lignes, je fais une ligne avec sur le même rang des plantes de cycles court et de cycle long (radis cycle court et carotte cycle long, provoquer de l'ombrage entre les plantes et favoriser comme la mycorhize des messages souterrains entre les racines (la saponine de certaines plantes qui aident les voisines).

Bref, le compagnonnage c'est voir des "plantes compagnes" qui d'une certaine façon favorisent d'autres plantes cultivées à proximité. Mais il y a aussi des associations à éviter.

La tanaisie est une plante efficace au potager, mais aussi dans un jardin d’ornement pour dégager une odeur assez forte désagréable et reste un des meilleurs répulsifs pour les certains insectes herbivore comme le puceron. La tanaisie se plante en complément en bordures, massifs, bac-jardinière. Les lavandes, les santolines, le romarin et autres aromatiques sont des répulsifs en revanche, moins efficace. En cas de grande invasion, avant de passer au Decis J, on peut pulvériser du purin de fougère.

 

* Evelyne Leterme, la biodiversité amie du verger.


Sources photographiques/Sources : Les jardins du Grand-Portage, Terre Vivante, Tout sur compost de Lili Michaud, Plantes et jardins.com, Dominique Soltner.

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